Cadre réglementaire

 

Si vous ne savez pas dans quel cadre se situe votre étude par rapport à la loi Jardé, les CPP, la CNIL...l'université de Strasbourg a réalisé un questionnaire vous donnant des recommandations ici, également disponible sur le site du CNGE.

 

Si vous jugez avoir besoin d'un avis du comité d'éthique, votre référent régional est Dr May Fiani, son courriel est dans l'organigramme.

Si vous jugez avoir besoin d'une autorisation de la CNIL, le dossier est à remplir et à leur renvoyer.

Si vous avez besoin d'une autorisation d'un CPP, il faut obtenir un numéro d'enregistrement auprès de l'ANSM puis tirer au sort le CPP qui étudiera votre dossier, les consignes se trouvent ici.

Problématisation

Problématisez votre thèse ! Avec la méthode, c'est le problème souligné le plus fréquent en commission de thèse. C'est la même démarche que lors d'une dissertation où vous avez excellé au lycée.

Il n’y a pas de problème pour celui qui a déjà tout compris. Problématiser revient déjà à expliquer ce qui est difficile à comprendre dans un sujet. Répondre spontanément par « oui » ou « non » au sujet peut être le signe que l’on est passé à côté de la problématique.

 

Problématiser, c’est (au choix !) :

  • expliquer pourquoi une réponse directe n’est pas possible ;

  • expliquer pourquoi on ne comprend pas, d’emblée, le sujet ;

  • exposer la tension dans les termes du sujet ;

  • révéler le paradoxe du sujet.


Toutes ces formulations se valent. Elles présentent toutes le même point commun : il s’agit de rendre explicite un point de résistance qui est implicite dans la formulation du sujet. Toute la recherche est un essai pour résoudre cette difficulté. S’il n’en existe pas, il n'y a pas de recherche (source : le livre scolaire, de la discipline philosophique ! mais qui est adapté à tous les domaines)

La problématique aboutit à la question de recherche et aux objectifs de recherche qui vont tendre à résoudre le noeud exposé.

 

Quanti ou Quali ?

 

La méthode utilisée sert l'objectif et non l'inverse. Son choix suivra votre problématique et vos objectifs après une réflexion et une bibliographie mûrie. L'erreur fréquente est de se dire "J'ai envie de faire une étude qualitative" avant d'avoir posé les bases et la problématique.

La « recherche qualitative » regroupe une série de méthodes exploratrices, explicatives, et compréhensives des phénomènes observés. Elle est inductive et génère des hypothèses, contrairement à la recherche quantitative qui teste les hypothèses et cherche à les vérifier par des méthodes déductives. La recherche qualitative peut donc être utilisée comme préliminaire, ou pour expliquer et comprendre les résultats d’un travail de recherche quantitative. Elle analyse des verbatims, extraits d’entretiens ou de notes de terrain, quand les méthodes de recherche quantitative analyse des chiffres.

 

Une "étude quantitative" collecte des données brutes et concrètes, principalement sous forme numérique. Structurées et statistiques, ces données vous aident à tirer les conclusions générales de votre étude. 

Un article simple illustrant cette différence méthodologique entre quanti et quali.

Le livre Initiation à la recherche de Paul Frappé a été écrit pour les jeunes thésards et chercheurs en médecine générale et est une référence.

Le site du GROUMF, et leur livre entre dans le détail pour les thésards en recherche qualitative.

Outils de recherche

Pour organiser votre bibliographie, nous vous conseillons Zotero. Endnote est son concurrent payant.

Pour écrire et travailler vos données et votre présentation, vous pouvez utiliser les logiciels libre (OpenOffice, Apache, LibreOffice, etc.) mais en tant qu'étudiant vous avez accès gratuit avec votre adresse universitaire à Microsoft Office 365 et sa suite bureautique en ligne. Je vous conseille tout de même d'acheter une license permettant de télécharger la suite bureautique sur votre ordinateur, ce qui est plus pratique. Il y a des offres pour les étudiants. Microsoft office étant à ce jour dans le domaine des échanges de documents de travail ce que l'anglais est à la coopération internationale.

Dans toute recherche la conservation des données est sensible. Les durées de conservation des données est indiquée par la CNIL. Il pourra vous être reproché de ne pas sécuriser vos bases de données, les enregistrer sur une clef USB à part cryptée avec un logiciel type Veracrypt est la solution idéale

Pour faire vos statistiques, le plus simple est Biostatgv qui va juste vous demander vos chiffres et vous donner des petits p et des conclusions de test, en vous guidant en fonction du design de votre étude. 

Pour faire des statistiques plus poussées, le logiciel libre R et son add-on simplifié RStudio est ici supérieur aux versions payantes, car utilisé par les chercheurs du monde entier. Sa manipulation nécessite de savoir coder néanmoins et peut rebuter. Les logiciels payants (SAS, SPSS, STATA) sont plus faciles d'utilisation. A noter que Microsoft Excel propose aussi un module complémentaire statistique, "Analysis toolpak", gratuit (une fois que vous avez acheté la license Microsoft), qui permet de réaliser toutes les statistiques standards (test de Student, régressions linéaires, tests de covariance, anova, génération d'aléa, etc.) dans l'interface d'Excel.

Base de données

Pour vos recherches sur des thèses, vous pouvez utiliser la base du SUDOC. Ne négligez pas PUBMED qui est la plus grosse base de donnée internationale des articles scientifiques. Vous pouvez également regarder directement auprès des maisons d'édition, comme Elsevier

Vous pouvez également passer par le site web de la BU en vous connectant avec vos identifiants, vous aurez accès à tous les abonnements de la faculté avec un moteur de recherche de la BU.

Pour vos recherches qualitative, il faut se renseigner du côté des bases de données des sciences humaines et sociales, comme le CAIRN.

Pour rappel il est interdit d'utiliser Sci-hub qui donne illégalement accès à tous les articles payants gratuitement mais porte atteinte aux droits d'auteurs des maisons d'édition.